Bouclé

octobre 18, 2006

Détachez vos ceintures. Tout le monde descend.

Aujourd’hui, y’a rien à voir. J’ai pris conscience que rien ne servait de se plaindre de la vie de merde qu’on pouvait avoir. Je ne suis pas plus heureux en ayant ouvert ce blog, même si à la base, le but était simplement de libérer mon coeur de certaines choses. Mais là, pas d’intérêt.

Je n’aime plus personne et plus personne ne m’aime. Non, je ne fais pas mon petit caliméro. C’est comme ça. Et puis de toute façon, aimer n’apporte que des emmerdes.

C’est comme baiser, ça fait du bien sur le coup, mais après ça donne la gerbe. D’ailleurs, même ça je ne sais plus ce que ça fait. C’est un peu comme le goût de l’enfance, c’est un truc qu’on oublie vite. Qu’on ne vienne pas me dire que c’est un besoin alors que j’arrive à m’en passer, par manque d’opportunités, à cause de la vie, c’est comme ça. Et puis qui voudrait d’un mec comme moi? Je suis égoïste, beaucoup pour m’occuper de quelqu’un.

Je ne vais quand même pas me taper une pute juste pour dire que j’ai baisé, non ? Ça n’a pas de sens… Mais juste une fois, avec tendresse, j’aimerais qu’une femme me prenne dans ses bras et me dise qu’elle a envie de moi et qu’elle me fasse l’amour avec passion… Voilà que je délire. Oui, je délire parce que premièrement, j’ai décidé de ne plus sortir. Mon existence devient ma prison et j’ai décidé de me reclure volontairement. Ensuite, je ne cherche même plus à séduire, je deviens trop vieux pour ça. Et séduire qui ? A quelle fin ? C’est le bordel, je vous le dis.

Simplement, de temps en temps, juste comme ça, j’aimerais voir un cul, autrement que sous un jean. Oui c’est crû, et alors ? C’est la réalité.
Donc, je disais… Ah oui, donc y’a plus rien à voir.

Mais avant de partir, je voudrais répondre à Ambiome qui me demandait quel était mon fantasme. Tout simplement voir une femme se masturber devant moi. C’est pas grand chose somme toute.

Je ne sais pas pourquoi je dis ça, c’est idiot.

Allez, j’arrête les frais.

Ceux qui m’aiment savent où me trouver. Mon journal, la gazette de l’atlantique nord est encore ce que je fais de mieux.

Et puis merde, je ne sais pas en fait, peut-être que je continuerai à me plaindre… Ça je sais bien faire.

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Le retour

août 30, 2006

Rien de tel que ça pour me remettre à plat.

Je suis descendu fumer une cigarette, et je me suis retrouvé nez à nez avec Lily. Elle était là. En face moi – j’étais terrorisé – abasourdi – je n’y croyais pas – elle n’était pas là spécialement pour moi – mais elle était là. Nous nous sommes dit bonjour comme deux étrangers, on ne savait pas quoi se dire. J’en avais mal au ventre.

Moi qui avait réussi à ne plus y penser – Elle est revenue samedi du Niger – Je ne sais même pas si je l’aime encore – elle est belle, ses pommettes bronzées et ses cheveux qui ont repris une teinte naturelle.

Je me sens mal – harcelé – bouleversé – trompé, j’ai mal partout – je vois trouble – je n’arrive pas à parler – elle est déjà repartie – c’était comme une tempête.

Je sais que je l’aime encore – mais elle ne sera jamais à moi – mais elle ne sera jamais plus à moi.

Merde, j’ai mal.